Données structurées : exemples, test, et pourquoi elles pèsent 20 % de notre score GEO

Les données structurées sont un balisage standardisé, le plus souvent en JSON-LD selon le vocabulaire schema.org, qui décrit le contenu d’une page aux machines : qui vous êtes, ce que vous vendez, qui a écrit l’article. Elles ne garantissent ni résultat enrichi ni citation par une IA, mais elles lèvent l’ambiguïté sur ce que vous êtes.

Ce que sont les données structurées

Sur votre page d’accueil, un humain comprend tout de suite que le nom en haut de la page est celui de votre entreprise, que l’adresse en pied de page est la vôtre et que le numéro de téléphone sert à vous joindre. Une machine, elle, devine. Les données structurées remplacent cette devinette par des étiquettes.

Google les définit comme « un format standardisé pour fournir des informations sur une page et classer son contenu ». Le vocabulaire le plus utilisé est schema.org, fondé par Google, Microsoft, Yahoo et Yandex. Selon schema.org, plus de 45 millions de domaines web l’utilisaient en 2024.

Trois formats existent : JSON-LD, Microdata et RDFa. Pour Google, les trois se valent tant que le balisage est valide. Google recommande toutefois le JSON-LD, la solution la plus simple à mettre en place et à maintenir à grande échelle (Google Search Central). C’est le format que nous recommandons : un bloc de code dans la page, séparé du texte, que l’on peut corriger sans toucher à la mise en page.

Exemples : les schémas qui comptent pour une PME

Inutile de baliser tout ce que schema.org permet. Pour une PME, six types font l’essentiel du travail :

  • Organization ou LocalBusiness : votre nom, votre logo, vos coordonnées, vos profils officiels. C’est la carte d’identité de votre marque.
  • Article, avec un auteur de type Person : qui a écrit quoi, et quand. C’est le socle de la crédibilité d’un contenu.
  • Service ou Product : ce que vous vendez, décrit avec les mêmes mots partout.
  • BreadcrumbList : où se situe la page dans votre site.
  • FAQPage : vos questions et réponses. Nous y revenons plus bas, car Google a changé la donne en 2026.
  • WebSite : le nom de votre site et sa langue.

Voici à quoi ressemble un bloc Organization minimal. Les valeurs sont fictives : remplacez-les par les vôtres.

<script type="application/ld+json">
{
  "@context": "https://schema.org",
  "@type": "Organization",
  "name": "Votre entreprise inc.",
  "url": "https://www.exemple.ca",
  "logo": "https://www.exemple.ca/logo.png",
  "telephone": "+1-514-555-0100",
  "address": {
    "@type": "PostalAddress",
    "addressLocality": "Montréal",
    "addressRegion": "QC",
    "addressCountry": "CA"
  },
  "sameAs": [
    "https://www.linkedin.com/company/votre-entreprise"
  ]
}
</script>

La ligne la plus sous-estimée est la dernière. La propriété sameAs relie votre site à vos autres présences officielles. Elle dit à la machine : « l’entreprise de ce site et celle de cette page LinkedIn sont la même ».

Ce qui a changé en 2026 : la fin des FAQ enrichies

Pendant des années, on a vendu le balisage FAQPage pour une raison : obtenir des questions dépliables sous votre lien dans Google. Cette raison n’existe plus.

Google limitait déjà ces FAQ enrichies depuis 2023. Il a cessé de les afficher le 7 mai 2026 (Search Engine Journal, 10 mai 2026), puis retiré leur documentation le 15 juin 2026 (journal des mises à jour de Google Search Central). Le balisage peut rester sur vos pages sans causer de problème : il ne produit simplement plus d’affichage particulier dans Google.

Faut-il pour autant abandonner les FAQ ? Non. Une question posée comme vos clients la posent, suivie d’une réponse courte et autonome, reste un format que les moteurs de réponse extraient facilement. C’est un critère à part entière de notre grille, le format question-réponse, qui pèse 15 % du score. Ce qui change, c’est la promesse : le balisage FAQPage ne vous achète plus de place dans la page de résultats.

Et les moteurs d’IA, dans tout ça ?

C’est la vraie question, et la réponse demande de la rigueur.

  • Google écrit noir sur blanc qu’aucun balisage schema.org particulier n’est nécessaire pour apparaître dans les aperçus IA ou le mode IA. Il recommande seulement que vos données structurées correspondent au texte visible de la page (page « Fonctionnalités d’IA et votre site Web », mise à jour le 10 décembre 2025).
  • Microsoft a dit le contraire, ou presque. En mars 2025, à la conférence SMX Munich, Fabrice Canel, de l’équipe Bing, a déclaré que le balisage schema aide les grands modèles de langage de Microsoft à comprendre votre contenu (Search Engine Land, 20 mars 2025). Ses propos visent Bing et Copilot.
  • OpenAI et Perplexity : nous n’avons trouvé aucune déclaration publique sur leur usage des données structurées. Nous ne vous dirons donc pas qu’elles comptent, ni qu’elles ne comptent pas.

Alors pourquoi les données structurées pèsent-elles 20 % de notre score GEO (aussi appelé AEO), plus que tout autre critère ? Parce que notre score ne mesure pas un passe-droit. Il mesure ce que votre site offre aux machines. Et les données structurées sont le seul signal que vous contrôlez entièrement et qui dit, sans ambiguïté, qui vous êtes, ce que vous faites et qui parle. Un moteur qui hésite entre deux entreprises du même nom, ou entre votre prix et celui d’un revendeur, cite moins volontiers. Nos huit critères et leurs poids sont publiés. En savoir plus : notre score GEO.

Tester vos données structurées en 10 minutes

  • Le test des résultats enrichis de Google (search.google.com/test/rich-results) : collez l’adresse d’une page. Il vous dit quels balisages Google peut utiliser pour ses affichages, et lesquels contiennent des erreurs.
  • Le validateur de schema.org (validator.schema.org) : il lit tous les types, y compris ceux que Google n’exploite pas. C’est lui qui vous montre votre bloc Organization ou votre auteur.
  • Google Search Console : les rapports d’améliorations suivent les erreurs dans le temps, sur l’ensemble du site.
  • Le contrôle de cohérence : votre nom, votre adresse et votre téléphone doivent être identiques dans le balisage, dans le texte de la page et sur vos profils officiels. Deux versions de votre adresse, c’est deux entreprises pour une machine.
  • Le contrôle d’honnêteté : la règle de Google est simple, « ne balisez pas un contenu qui n’est pas visible pour les lecteurs de la page » (consignes générales, mises à jour le 10 juillet 2026). Des avis clients ou une note étoilée absents de la page n’ont rien à faire dans le code.

Sur WordPress, une extension comme Rank Math génère une bonne partie de ce balisage. Vérifiez qu’elle ne le génère pas deux fois avec votre thème : deux blocs Organization qui se contredisent font plus de tort qu’aucun bloc. En savoir plus : notre approche du référencement naturel.

Notre façon de voir les choses

Les données structurées ne sont pas une astuce. Google le rappelle lui-même : il ne garantit pas l’affichage de vos données structurées, même correctement balisées. Ses propres études de cas montrent ce qu’elles peuvent rapporter quand elles produisent un affichage enrichi : un taux de clics 25 % plus élevé sur les pages balisées de Rotten Tomatoes, 82 % plus élevé sur les pages de Nestlé affichées en résultats enrichis. Ce sont des mesures de clics dans les résultats classiques, publiées par Google, pas des mesures de citations par une IA.

Notre position : on balise ce qui est vrai, visible et cohérent d’une page à l’autre, et on s’arrête là. Un balisage honnête vieillit bien, quel que soit le moteur qui le lit. C’est notre façon de voir les choses et on ne changera pas. En savoir plus : notre approche de l’optimisation pour les moteurs de recherche IA.

Clair. Cohérent. Vérifiable.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un exemple de données structurées ?

Le plus courant est un bloc JSON-LD de type Organization, placé dans le code de votre page d’accueil. Il indique le nom de votre entreprise, son adresse, son logo, son téléphone et ses profils officiels, par exemple LinkedIn. D’autres types décrivent un article et son auteur, un produit et son prix, un service ou le fil d’Ariane d’une page.

Les données structurées sont-elles nécessaires pour apparaître dans les aperçus IA de Google ?

Non. Google indique qu’aucun balisage schema.org particulier n’est requis pour les aperçus IA ou le mode IA, et recommande que vos données structurées correspondent au texte visible. Microsoft affirme de son côté que le balisage schema aide ses modèles de langage à comprendre votre contenu. Le balisage n’est pas un billet d’entrée : c’est une façon de lever l’ambiguïté.

Faut-il retirer le balisage FAQPage maintenant que Google n'affiche plus les FAQ enrichies ?

Rien ne vous y oblige. Google a cessé d’afficher les FAQ enrichies en mai 2026, et le balisage peut rester sans causer de problème. Gardez surtout vos questions-réponses visibles dans la page : c’est ce format, écrit comme vos clients posent leurs questions, que les moteurs de réponse extraient facilement.

Comment tester mes données structurées ?

Utilisez le test des résultats enrichis de Google pour savoir ce que Google peut exploiter, et le validateur de schema.org pour vérifier tous les types, y compris ceux que Google n’utilise pas. Suivez ensuite les erreurs dans les rapports d’améliorations de Google Search Console, et vérifiez que le balisage décrit bien ce que la page affiche.

JSON-LD, Microdata ou RDFa : lequel choisir ?

Pour Google, les trois formats se valent tant que le balisage est valide. Google recommande toutefois le JSON-LD, parce qu’il est le plus simple à mettre en place et à maintenir à grande échelle. C’est aussi le format que nous recommandons : le bloc de code reste séparé du texte, et on le corrige sans toucher à la mise en page.

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